Molleni, La Dolce Vita


La création d’un concept peut survenir à n’importe quel moment, mais ce qui compte c’est le coup de cœur instantané.

L’Italie, les paysages, ses saveurs, sa gastronomie, sa dolce vita, ses traditions et ses classiques, ont attiré Baptiste, étudiant en école de commerce et créateur de Molleni.

Un concept venu d’Italie où l’artisanat, la fabrication à la main de céramique et la peinture sont mises en avant.

Comment est né ton projet ?

Mon projet est né y a un an, j’étais dans un restaurant italien à Lille, et à la fin du repas l’assiette était vide. J’ai alors aperçu la beauté de l’assiette et je me suis dit que c’était vraiment canon ! J’ai donc retourné l’assiette pour retrouver le nom du producteur, je suis me suis rendu sur son site internet mais je ne retrouvais pas les designs présents dans le restaurant italien. J’ai donc décidé de contacter le producteur, issu de Deruta, un village situé entre Florence et Naples, connu depuis pas mal de temps pour sa céramique et ses artistes céramistes. On a travaillé sur des nouveaux designs un peu moins chargés que les designs traditionnels de la région. On a sorti une première collection qui s’intitule Dolce Vita, qui regroupe 7 assiettes proposés en 3 formats : format pizza 32cm de diamètre, format pasta assiette creuse, et antipasto assiette classique.

Comment as-tu connu Giuseppe ?

Je ne le connaissais pas du tout, je l’ai contacté via son site internet, je lui ai rendu visite après avoir échangé des mails et contacté par téléphone. J’ai eu de la chance car il parle un peu français, je parle encore très peu italien de mon côté mais j’y travaille.

Tes produits seront bientôt mis en vente au BHV à Paris et aux galeries Lafayette de Nice et Strasbourg, est-ce un choix personnel ?

Non, en fait on a été repéré par une acheteuse des Galeries Lafayette/BHV. Donc à partir de début mars, les assiettes seront présentes au BHV Marais, au 3eme étage, et fin mars on sera aux Galeries Lafayette Strasbourg et les deux qui se situent à Nice. 

A l’origine, les assiettes ne devaient être qu’au BHV à Paris. J’étais déjà très content, mais j’ai eu la bonne surprise de recevoir un appel un peu après pour me proposer ces trois autres lieux. En plus ce sont des magasins qui ont été rénovés, qui marchent bien. Ce sont des lieux parfaits pour y vendre les assiettes Molleni.

D’où vient le nom pour ton projet Molleni ?

Je voulais un nom qui sonne Italien pour que ça corresponde à l’univers de la marque, et qui si possible, soit disponible en « .com ». Celui-là est ressorti en demandant des avis à ma famille et mes amis.

Pourquoi avoir choisi spécifiquement ces villes phares d’Italie ? (Amalfi, Capri, Firenze, Verona, Taranto, Positano et Reggio Emilia ?

A chaque design/modèle, j’y ai associé un nom de ville italienne. C’est parce que j’ai le sentiment que chaque modèle se rattache à une ville. Par exemple, Firenze c’est l’assiette arabesque de couleur verte. Pourquoi cette ville ? Parce que j’avais une image de la Toscane assez verdoyante donc est ressorti le choix de la couleur verte. 

Verona s’associe au rouge, lors de ma venue à Verone il y avait des briques rouges sur de nombreux édifices. Et c’est aussi la ville de l’amour avec Roméo et Juliette, donc le rouge faisait sens. Reggio Emilia c’est l’assiette avec des poires car c’est la ville où se trouve les principaux producteurs de poires. Taranto, c’est la ville où l’on produit des grenades. Chaque design a une inspiration plus ou moins proche qui s’associe à une ville d’Italie.

D’ailleurs, sur le site molleni.com se trouve un blog qui s’intitule le Blog Della Mamma sur lequel je vais bientôt rédiger des articles à la fois en lien à la nourriture italienne et avec les voyages en Italie. Par exemple, à Parme quels sont les 3 meilleurs fabricants de parmesan à aller visiter ?

Peux-tu nous décrire le processus de fabrication et de peinture de tes assiettes ?

Plusieurs étapes sont nécessaires. Tout d’abord, cela commence avec un biscuit qui à la forme de l’assiette. Le biscuit est blanc si c’est de la terre blanche, ou rouge si c’est de la terre rouge. Ensuite, plusieurs autres étapes interviennent dont deux cuissons, cela prend beaucoup de temps. 

Si on veut vraiment faire une assiette de A à Z il faut compter au minimum 4 à 5 semaines. Pour le moment, nous n’avons pas encore de stock pour livrer les clients instantanément, parce que je ne voudrais pas avoir de pertes, donc je préviens les clients qu’il y aura délai d’un mois environ avant de les recevoir.

Qu’est-ce qui te plait le plus dans l’artisanat ?

J’ai été baigné dedans depuis tout petit avec mes parents qui ont notamment un métier lié à l’artisanat. C’est surtout le côté producteur que j’aime le plus : découvrir leur savoir-faire. Dans un autre domaine que la céramique, j’aime beaucoup aller dans des vignobles et écouter l’histoire des vignerons, les écouter parler eux-mêmes de leurs vins. J’adore aller à la rencontre de ceux qui fabriquent !

À l’avenir souhaiterais-tu diversifier tes produits ? Créer d’autres objets que des assiettes en céramique ?

C’est une très bonne question, pour l’instant on a fait que 3 assiettes sur le site internet. Dans les magasins BHV, il y aura aussi des bols. On prévoit de concevoir des tasses d’espresso, et peut-être élargir avec les bouteilles pour contenir l’huile d’olive pour les restaurants notamment. L’idée c’est vraiment de rester dans l’univers de l’art de la table à l’italienne et de continuer sur les objets qui se font en céramique.

Aimerais-tu faire une collaboration pour des restaurants italiens ? Lesquels ?

Oui, j’aimerais beaucoup être dans des restaurants italiens car c’est une autre façon pour les clients de découvrir nos assiettes. Pour le moment je n’ai pas encore démarché de restaurants italiens, mais je vais faire ça très prochainement. Le rêve ça serait de fournir en assiettes le prochain restaurant italien de Cyril Lignac qui ouvrira ses portes en mars/avrilà Paris. Il s’appellera « Ischia », qui est le nom d’une île au large de Naples. Quelques articles sont sortis dessus, et j’aimerais beaucoup que mes assiettes y figurent. En tout cas c’est tout à fait envisageable de faire des collections pour un restaurant en particulier.

Nous avons vu sur Instagram que tes assiettes figuraient à la Felicità, un restaurant du groupe BIG MAMMA. As-tu fait une collaboration avec eux ?

Non, c’était uniquement pour faire quelques photos.Le groupe BIG MAMMA est une entreprise qui m’inspire et dont je suis très admiratif. J’adore leurs restaurants, je les ai quasiment tous testés. D’ailleurs leurs assiettes ne sont pas les mêmes,mais elles viennent d’un producteur voisin, dans la province de Deruta.

Parles-tu italien ? Cela a développé encore plus ton envie de connaître la culture italienne ?

J’essaie d’aller en Italie deux fois par an au minimum. J’ai des petites bases en italien que je commence à apprendre. Mais en effet, ce projet a développé mon envie d’en apprendre plus sur la culture italienne. Par exemple quand je suis allé voir le producteur italien au sud de Florence, j’ai fait un crochet dans cette ville et j’ai arpenté la ville pendant deux/trois jours. J’ai testé les tripes, une des spécialités de la ville : « lampredotto » en italien. Je pense que l’Italie est un peu comme la France, il y a un gros patrimoine culturel, en termes de savoir-faire mais également au niveau de la gastronomie.


Des assiettes faites avec amour et passion, et surtout des assiettes qui nous plongent entièrement dans l’univers de l’Italie comme si nous y étions.

Nous tenons à remercier Baptiste, créateur de Molleni d’avoir pris de son temps pour cette interview.

Si vous aimez l’Italie et que vous voulez amener un bout d’Italie sur votre table, foncez voir le site internet : https://molleni.com/.